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Alors pour le
matos : |
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Le vélo :
Du solide, bien lourd mais très résistant. Assez
fiable pour ne partir qu’avec très peu d’outils
et seulement un jeu de câble, des patins de freins et des
rustines.
Le cadre est en acier ce qui permet des réparations et
soudures dans les coins les plus reculés. Les roues sont
des 26 pouces (taille standard dans le monde), avec des jantes
et des rayons de tandem pour supporter sans problème mon
poids (sourire des gens qui me connaissent) et celui des bagages.
Je me suis offert le top du top pour ce qui est du système
de vitesse : c'est-à-dire un Rohloff. Le changement
de vitesse se font grâce à un jeu de galets situé dans
le moyeu arrière, bien protégé de la poussière
et des saletés. Le seul entretien : une vidange annuelle !
Il pèse autant qu’un système classique, me
permet de monter les mêmes côtes que si j’avais
un triple plateau et offre le même rendement énergétique
(il n’y a pas de frottement). Surtout il n’y a aucun
réglage à faire pas de petites vis à tourner
d’un quart de tour.
Pour le confort j’ai pris une selle Brooks en cuir et une
tige de selle à suspension parraléloïde (bonjour
les profs de math, j’espère que ce mot existe).
Pour l’éclairage, la dynamo est dans le moyeu avant,
le feu arrière est une led à pile.
Quoi d’autre ? Le porte bagage est aussi en acier.
Le porte bouteille s’adapte à toutes les tailles de
bidons et de bouteilles. Un rétroviseur de chaque côté du
guidon (on est jamais trop prudent). Un prolongateur de guidon
pour offrir moins de prise au vent.
Les bagages :
Une sacoche de guidon, pour les choses précieuses
et \ ou qu’on veut saisir facilement. Deux sacoches arrières
bien étanches. Une carriole attachée à la
roue arrière. Elle est permet de transporter beaucoup et
lourd. Une fois qu’on roule c’est vraiment très
maniable. Mais elle est lourde (8 kg, à la pesée
des bagages, à l’aéroport par exemple ça
peut coûter cher) et beaucoup moins pratique que des sacoches
quand on prend le train. Remarquez que je pense quand même
pédaler une partie du voyage.
J’aurais bien essayé un nouveau matériel venu
de Pologne qui semble n’avoir que des avantages. Ca consiste
en une troisième roue munie de filets pour accrocher les
bagages sur les côtés. Elle se fixe aussi à la
roue arrière, elle peut transporter jusqu’ à 60
litre et est bien plus légère et tout aussi maniable.
Mais comme le fabricant n’a pas voulu me l’offrir j’ai été raisonnable
et je garde le vieux matos obsolète, qui date de plus de
quatre ans … Et non, je ne suis pas un enfant gâté.
La maison :
Choisir la tente a été un parcours d’obstacles.
Ce fut même lancinant en quelque sorte (d’aucuns me
comprendront quant au choix de cet adjectif). Quelles leçons
ai-je tiré de tout ça ?
D’abord il faut s’y prendre tôt. Les campeurs
et autres randonneurs dévalisent les magasins dès
la fin mai. A-t-on idée d’être aussi prévoyant !
Si vous arrivez comme une fleur à la mi-juillet, il faudra
vous contenter de ce qu’il reste. Détail amusant,
les fabricants de tente partent en vacance, en été,
comme nous. Il faut donc parfois attendre septembre pour le réassort.
Ensuite certains catalogues allemands (Vaude pour pas ne pas le
nommer) fourmillent de petites erreurs d’impression pour
ce qui est des dimensions des tentes. C’est gênant
quand on est, comme moi, de grande taille et que son premier critère
de choix est de ne pas dormir avec les narines enfoncées
dans la toile de la tente. En fin de compte c’est une tente
dôme 2/3 places et de moins de trois kilos qui c’est
imposée à moi. Ce n’était pas mon premier
choix mais je pense qu’elle fera quand même très
bien l’affaire. La seule chose qui m’embête c’est
sa couleur bleu pétrole qui n’est pas très
discrète. J’ai aussi pris une protection pour renforcer
le sol de la tente.
La literie :
Un matelas autogonflant assez épais mais encore léger
et peu encombrant. Un petit coussin en mousse compressible pour
la tête (taille XL). Un sac à viande en polaire, pour
ne pas salir le sac trop vite, gagner 10 ° de chaleur les nuits
froides et avoir une alternative au sac de couchage quand il fait
chaud. Un sac de couchage Mirage de Valandré. Je cite la
marque, parce que c’est fabriqué en France d’une
part et surtout parce qu’il est super bien, super léger,
super compact et super confortable. Allez j’avoue, j’aurais
bien voulu un matelas encore plus confortable, mais ça devenait
trop volumineux une fois plié.
L’éclairage et l’électricité :
Un adaptateur de prise dit universel pour brancher mes appareils
quand j’ai accès à une prise.
J’ai essayé une lampe frontale à manivelle
qui fonctionne sans piles. Mais j’ai abandonné. La
lumière est trop blafarde. J’ai opté pour une
led bien puissante et en fait très économique. J’ai
quand même pris un chargeur autonome d’appoint de marque
LSV qui fonctionne en tirant sur une cordelette conseillé par
le Vieux Campeur.
J’ai pensé acheter un panneau solaire pour charger
la batterie du téléphone satellite, mais un ami d’ami,
ingénieur en électronique, m’a fabriqué un
petit transformateur qui se branche sur la dynamo de mon vélo.
Je chargerai donc mes batteries en roulant. Pour cela j’utiliserai
une petite batterie nomade, qui me servira en quelque sorte de
réservoir pour charger mes autres appareils électriques.
J’espère que ça va marcher. Il l’a fait
en rien de temps avec presque rien comme matériel, on se
demande pourquoi aucun industriel n’a encore mis quelque
chose comme cela sur le marché (pas assez rentable ?).
La cuisine :
Un réchaud qui fonctionne au gaz et à l’alcool,
beaucoup plus compact et puissant que mon ancien butagaz. Une cuvette
pliable pour faire la vaisselle, loin des cours d’eau
pour ne pas polluer. |