Le matériel en images
 
Vêtements
8,1 Kg
Outils
1,8 Kg
Médicaments, antimoustiques et crèmes solaires
1,7 Kg
Batterie de cuisine
4,6 Kg
Nécessaire à toilette
et à vaisselle
2,6 Kg
Electronique diverse
3,7 Kg
Literie
3,2 Kg
La maison
3,6 Kg
 
Alors pour le matos :

Le vélo :

Du solide, bien lourd mais très résistant. Assez fiable pour ne partir qu’avec très peu d’outils et seulement un jeu de câble, des patins de freins et des rustines.

Le cadre est en acier ce qui permet des réparations et soudures dans les coins les plus reculés. Les roues sont des 26 pouces (taille standard dans le monde), avec des jantes et des rayons de tandem pour supporter sans problème mon poids (sourire des gens qui me connaissent) et celui des bagages.

Je me suis offert le top du top pour ce qui est du système de vitesse : c'est-à-dire un Rohloff. Le changement de vitesse se font grâce à un jeu de galets situé dans le moyeu arrière, bien protégé de la poussière et des saletés. Le seul entretien : une vidange annuelle ! Il pèse autant qu’un système classique, me permet de monter les mêmes côtes que si j’avais un triple plateau et offre le même rendement énergétique (il n’y a pas de frottement). Surtout il n’y a aucun réglage à faire pas de petites vis à tourner d’un quart de tour.

Pour le confort j’ai pris une selle Brooks en cuir et une tige de selle à suspension parraléloïde (bonjour les profs de math, j’espère que ce mot existe).

Pour l’éclairage, la dynamo est dans le moyeu avant, le feu arrière est une led à pile.

Quoi d’autre ? Le porte bagage est aussi en acier. Le porte bouteille s’adapte à toutes les tailles de bidons et de bouteilles. Un rétroviseur de chaque côté du guidon (on est jamais trop prudent). Un prolongateur de guidon pour offrir moins de prise au vent.

 

Les bagages :

Une sacoche de guidon, pour les choses précieuses et \ ou qu’on veut saisir facilement. Deux sacoches arrières bien étanches. Une carriole attachée à la roue arrière. Elle est permet de transporter beaucoup et lourd. Une fois qu’on roule c’est vraiment très maniable. Mais elle est lourde (8 kg, à la pesée des bagages, à l’aéroport par exemple ça peut coûter cher) et beaucoup moins pratique que des sacoches quand on prend le train. Remarquez que je pense quand même pédaler une partie du voyage.

J’aurais bien essayé un nouveau matériel venu de Pologne qui semble n’avoir que des avantages. Ca consiste en une troisième roue munie de filets pour accrocher les bagages sur les côtés. Elle se fixe aussi à la roue arrière, elle peut transporter jusqu’ à 60 litre et est bien plus légère et tout aussi maniable. Mais comme le fabricant n’a pas voulu me l’offrir j’ai été raisonnable et je garde le vieux matos obsolète, qui date de plus de quatre ans … Et non, je ne suis pas un enfant gâté.

 

La maison :

Choisir la tente a été un parcours d’obstacles. Ce fut même lancinant en quelque sorte (d’aucuns me comprendront quant au choix de cet adjectif). Quelles leçons ai-je tiré de tout ça ?

D’abord il faut s’y prendre tôt. Les campeurs et autres randonneurs dévalisent les magasins dès la fin mai. A-t-on idée d’être aussi prévoyant ! Si vous arrivez comme une fleur à la mi-juillet, il faudra vous contenter de ce qu’il reste. Détail amusant, les fabricants de tente partent en vacance, en été, comme nous. Il faut donc parfois attendre septembre pour le réassort.

Ensuite certains catalogues allemands (Vaude pour pas ne pas le nommer) fourmillent de petites erreurs d’impression pour ce qui est des dimensions des tentes. C’est gênant quand on est, comme moi, de grande taille et que son premier critère de choix est de ne pas dormir avec les narines enfoncées dans la toile de la tente. En fin de compte c’est une tente dôme 2/3 places et de moins de trois kilos qui c’est imposée à moi. Ce n’était pas mon premier choix mais je pense qu’elle fera quand même très bien l’affaire. La seule chose qui m’embête c’est sa couleur bleu pétrole qui n’est pas très discrète. J’ai aussi pris une protection pour renforcer le sol de la tente.

 

La literie :

Un matelas autogonflant assez épais mais encore léger et peu encombrant. Un petit coussin en mousse compressible pour la tête (taille XL). Un sac à viande en polaire, pour ne pas salir le sac trop vite, gagner 10 ° de chaleur les nuits froides et avoir une alternative au sac de couchage quand il fait chaud. Un sac de couchage Mirage de Valandré. Je cite la marque, parce que c’est fabriqué en France d’une part et surtout parce qu’il est super bien, super léger, super compact et super confortable. Allez j’avoue, j’aurais bien voulu un matelas encore plus confortable, mais ça devenait trop volumineux une fois plié.

 

L’éclairage et l’électricité :

Un adaptateur de prise dit universel pour brancher mes appareils quand j’ai accès à une prise.

J’ai essayé une lampe frontale à manivelle qui fonctionne sans piles. Mais j’ai abandonné. La lumière est trop blafarde. J’ai opté pour une led bien puissante et en fait très économique. J’ai quand même pris un chargeur autonome d’appoint de marque LSV qui fonctionne en tirant sur une cordelette conseillé par le Vieux Campeur.

J’ai pensé acheter un panneau solaire pour charger la batterie du téléphone satellite, mais un ami d’ami, ingénieur en électronique, m’a fabriqué un petit transformateur qui se branche sur la dynamo de mon vélo. Je chargerai donc mes batteries en roulant. Pour cela j’utiliserai une petite batterie nomade, qui me servira en quelque sorte de réservoir pour charger mes autres appareils électriques. J’espère que ça va marcher. Il l’a fait en rien de temps avec presque rien comme matériel, on se demande pourquoi aucun industriel n’a encore mis quelque chose comme cela sur le marché (pas assez rentable ?).

 

La cuisine :

Un réchaud qui fonctionne au gaz et à l’alcool, beaucoup plus compact et puissant que mon ancien butagaz. Une cuvette pliable pour faire la vaisselle, loin des cours d’eau pour ne pas polluer.